mardi 17 janvier 2017

Voir Venise et... vomir

Voilà un titre qui ne peut que piquer la curiosité du lecteur!
Il s'agit d'un roman policier d'Antonio Albanese.


Antonio Albanese 
Voir Venise et vomir
Roman policier
Collection fictio
2016
ISBN 978-2-940516-65-0
80 pages
18.00 CHF | 15.00 €

Venise, épicentre du sublime et du tragique – voilà un sentier littéraire battu et rebattu, mais qu’importe, après tout ? Quand on est Matteo Di Genaro et qu’on peut s’offrir tout ce qui se vend sur la Giudecca, fascinante virgule insulaire au sud de la Sérénissime, on se prendrait presque pour un dieu… jusqu’au jour où la nouvelle de la mort mystérieuse de son jeune amant, Fabrizio, lui tombe dessus et le fait chavirer. S’engage alors une enquête trépidante, charnelle et sacrilège, émaillée de ces savantes digressions dont Matteo a le secret, à travers les brumes hivernales flottant sur les canaux de la lagune.

Dans son travail d’écriture, Antonio Albanese s’approprie les différentes formes de la fiction et joue avec les structures et les règles. Ici, c’est au genre du roman policier satirique qu’il s’attaque. Voir Venise et mourir est le deuxième épisode des enquêtes de Matteo Di Genaro, personnage atypique et irrévérencieux, plus occupé à s’en prendre à son lecteur qu’à résoudre les crimes qui croisent immanquablement son chemin de milliardaire de gauche. Hédoniste joyeux, partisan d’une éthique minimale, il célèbre l’amour de tous les genres et tous les genres d’amour. S’il croit à une politique sociale du logement, ses convictions s’arrêtent là, et il préfère lutter contre la bêtise au cas par cas, même s’il est toujours prêt à faire des prix de gros.

Un lien pour écouter un entretien avec l'auteur sur la RTS:



dimanche 1 janvier 2017

mercredi 14 décembre 2016

Trois saisons à Venise


Versus-lire - Matthias Zschokke: "Trois saisons à Venise", Editions Zoé

De juin 2012 à janvier 2013, Matthias Zschokke a vécu à Venise, invité par une fondation culturelle. Saisi par la beauté des lieux, lʹécrivain ne parvient plus à écrire et passe le plus clair de son temps à ne rien faire, sinon à déambuler dans les rues dʹune ville que lʹon (re)découvre à travers des gestes quotidiens, boire un macchiato, faire le marché aux légumes, prendre le vaporetto, nager au Rialto, recevoir les voyageurs. Car à Venise, Zschokke le solitaire est pris dans un tourbillon humain fait de touristes, dʹamis et de famille.
Donc Matthias Zschokke nʹécrit pas, il le répète à lʹenvi dans les mails quʹil envoie à de multiples destinataires. "Trois Saisons à Venise" contredit lʹaffirmation car ces courriels sont de petits bijoux littéraires qui forment une entité, sorte de roman dont le héros serait lʹauteur.

Par Anik Schuin

Lien pour écouter l'entretien:
http://www.rts.ch/play/radio/versus-lire/audio/versus-lire-matthias-zschokke-trois-saisons-a-venise-editions-zoe?id=8203854
http://www.editionszoe.ch/livre/trois-saisons-a-venise

mardi 13 décembre 2016

Barbara Strozzi à Venise en 1656

Cette semaine, dans le cadre de l'émission Musicopolis sur France Musique, Barbara Strozzi à Venise en 1656.
A la rencontre de Barbara Strozzi, l'une des compositrices les plus célèbres de son époque et au destin si singulier dans la Venise du XVIIe siècle…


 

mercredi 23 novembre 2016

Nouveau musée à Venise





Un nouveau musée consacré à la musique a vu le jour à Venise. Il s'agit du Museo della Musica del Conservatorio Benedetto Marcello située dans le palazzo Pisani près du campo Santo Stefano. La collection composée d'instruments anciens, de photographies, de partitions et d'objets divers dont un banc qui a servi lors du dernier concert de Wagner, est installée dans l'appartement nuptial d'Alvise Pisani.




dimanche 30 octobre 2016

Musique et musiciennes à Venise. Histoire sociale des ospedali


Sur France Musique dans le cadre de l'émission Sous la couverture De Caroline Giron-Panel “Musique et musiciennes à Venise. Histoire sociale des ospedali - XVIIe-XVIIIe siècles”
“Enfants prodiges, génies en devenir, célèbres pour avoir déçu Jean-Jacques Rousseau qui les qualifia de laiderons tout en se délectant de leur chant, les musiciennes des ospedali méritent une place à part dans l’histoire culturelle et musicale de Venise...”

Quelles sont les raisons qui expliquent cette spécificité vénitienne ? Pourquoi avoir choisi de réserver l’apprentissage de la musique aux seules filles ? Qui étaient ces musiciennes ? Quels témoignages en ont donné les voyageurs qui traversaient l’Europe pour venir les entendre ?

Lien pour écouter le podcast: http://www.francemusique.fr/emission/sous-la-couverture/2016-2017/de-caroline-giron-panel-musique-et-musiciennes-venise-histoire-sociale-des-ospedali-xvie

Archiviste paléographe, docteure de l’Université de Grenoble et de l’Università Ca’ Foscari à Venise, ancienne membre de l’École française de Rome, Caroline Giron-Panel est conservatrice à la Bibliothèque nationale de France-Bnf. Ses travaux portent sur l’histoire du fait musical, sur la circulation des musiciens à l’époque moderne et les rapports entre musique et genre.

Musique et musiciennes à Venise. Histoire sociale des ospedali (XVIe-XVIIIe siècles)
Giron-Panel, Caroline
Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome 363
Roma: École française de Rome, 2015
ISBN: 978-2-7283-0993-1
1082 p., ill. n/b et pl. coul.
Résumé:
Célèbres pour avoir déçu Jean-Jacques Rousseau, qui les qualifia de « laiderons » tout en se délectant de leur chant, les musiciennes des ospedali méritent une place à part dans l’histoire culturelle et musicale de Venise. Au début du XVIe siècle, les institutions charitables vénitiennes ne faisaient pas figure d’exception dans l’Europe de la Réforme catholique : toutes les grandes villes se dotaient alors d’hôpitaux, d’orphelinats et d’établissements destinés à secourir les enfants trouvés. Pourtant, seuls les ospedali de Venise ont vu se développer en leur sein de prestigieuses écoles de musique, qui ont formé des musiciennes suffisamment exceptionnelles pour attirer, au XVIIIe siècle, les amateurs de toute l’Europe. Quelles sont les raisons qui expliquent cette spécificité vénitienne ? Pourquoi avoir choisi de réserver l’apprentissage de la musique aux seules filles ? Qui étaient ces musiciennes ? Quels témoignages en ont donné les voyageurs qui traversaient l’Europe pour venir les entendre ? Ce sont quelques-unes des questions auxquelles cet ouvrage souhaite répondre, en adoptant une vision kaléidoscopique de ce phénomène exceptionnel. À la lisière de l’histoire sociale, de la musicologie, de l’histoire culturelle et des études de genre, cet ouvrage explore les sources d’un modèle vénitien voué à un brillant avenir, puisque les actuels conservatoires en sont les héritiers directs.

http://www.aibl.fr/IMG/pdf/hommageaibl_berce_musique-et-musiciennes-a-venise_22-01-2016.pdf


lundi 12 septembre 2016

vendredi 5 août 2016

Venise à Lisbonne

Quelques tableaux vénitiens repérés durant mon séjour à Lisbonne dans le musée Calouste Gulbenkian. Des Guardi et un Corot.








mercredi 6 juillet 2016

Heures vénitiennes



Sur France Culture: Heures vénitiennes - Torcello, Rialto et Piazza San Marco (1ère diffusion : 29/09/1969)
Par Bronislaw Horowicz - Avec René Huyghe et Marcel Brion - Réalisation Bronislaw Horowicz


Vous pouvez retrouver ces entretiens transcrits dans Se perdre dans Venise, livre qui a été réédité aux éditions de la Tour Verte en 2012.

jeudi 23 juin 2016

Venise autrement sur la RTS

Venise autrement (1/2)

Musée à ciel ouvert, Venise est le paradis de l'industrie du tourisme. Mais c’est aussi une ville de 55’000 habitants avec ses pharmacies, ses universités, ses cafés. Un lieu unique où tout se fait à pied ou en bateau, où la lenteur est une nécessité autant qu'une évidence.


Laurent Cittone, qui y a vécu dans les années 1980, en garde une profonde nostalgie. C’est à travers ses yeux que nous découvrons la ville où la vie se mêle à l'eau. Une nature omniprésente que parfois les hommes ne savent plus écouter.

Un reportage d’Antoine Lalanne-Desmet réalisé par Carmen Algarrada.

la suite demain...

Venise autrement (2/2)

Musée à ciel ouvert, Venise est le paradis du tourisme. Mais c’est aussi une ville de 55’000 habitants avec ses pharmacies, ses universités, ses cafés. Un lieu unique où tout se fait à pied ou en bateau, où la lenteur est une nécessité autant qu'une évidence.
Laurent Cittone, qui y a vécu dans les années 1980, en garde une profonde nostalgie. C’est à travers ses yeux que nous découvrons la ville où la vie se mêle à l'eau. Le bloggeur de "Tramezzinimag" nous entraîne de l’hôpital à la Giudecca, l'île en face de la Pointe de la Douane, où nous rencontrons un Vénitien qui habite une maison idéale, mais abandonnée, comme bien d'autres à Venise.

Un reportage d’Antoine Lalanne-Desmet réalisé par Carmen Algarrada.